mercredi 16 mars 2016

Parc National Podocarpus, secteur Zamora

Mercredi le 16 mars. Parc National Podocarpus, secteur Zamora

Le réveil sonne à 5h. Mais, mauvaise surprise! Hélène se lève avec une entorse lombaire ce matin. Et cela n'a pas l'air de vouloir passer rapidement. La grande question : Est-ce qu'elle demeure à la chambre ou elle vient tout de même au Parc national Podocarpus?

Elle décide de tenter le coup. Je prends plus de poids dans mon sac à dos et on appelle Fabricio notre jeune chauffeur de taxi à 5h45. Nous l'avions rencontré hier soir et il nous avait donné son numéro de téléphone. À 6h nous voici partis. Mais il y a un hic, Fabricio ne sait pas où se situe l'entrée du Parc et se dirige du mauvais côté de la ville. Je l'arrête et on retourne au centre-ville où j'interroge quelques passants. Heureusement, en quelques minutes nous voilà sur le bon chemin!


À 6h30 nous arrivons au bout de la route et prenons le sentier qui mène une demie heure plus tard au petit centre d'accueil et aux cabinas. Il n'y a personne car cela ouvre à 8h seulement. Il fait encore très sombre car le temps est couvert. On entend bien quelques oiseaux mais ils sont encore branchés. Finalement nous aurions pu partir une heure plus tard sans problème.  



Nous faisons un premier sentier qui nous fait découvrir une jolie petite chute puis revenons sur nos pas. Il est maintenant 8h15 et toujours personne à l'accueil. Tant pis!





Nous allons ensuite faire un autre sentier en boucle qui passe sur le flanc de la montagne. Le sentier est très joli. La végétation luxuriante. Des fleurs et des papillons partout. Par endroits, des arbres sont tombés de travers sur le sentier et il faut passer sous le tronc. Ça c'est vraiment difficile pour le dos d'Hélène. Nous allons lentement. Les antispasmodiques font effet car, même si la douleur est toujours présente, au moins, il n'y a plus de crampes.

À la sortie de la boucle, nous prenons le plus long sentier du parc qui fait 13 km. Notre but n'est pas de le faire au complet. On fera un bout et on reviendra quand on sera tannés ou trop fatigués ou en douleur dans le cas d'Hélène.


Nous marchons finalement jusqu'à un pont suspendu qui enjambe la rivière Bombuscaro au fond de la profonde vallée que nous explorons.  











On se repose à nouveau un peu puis revenons directement vers l'accueil. La fatigue commence à se faire sentir. Toujours pas beaucoup d'oiseaux mais on a la chance de voir un magnifique coq-de-roche orange vif.

La photo vient d'Internet (Coq-de-roche orange)
Nous arrivons à l'accueil à 11h et nous allons nous enregistrer pour ne pas fausser les statistiques. Il n'y a que quelques personnes par jour qui viennent ici et notre présence compte. Nous nous asseyons sur un banc au milieu de la cour et mangeons tout de suite notre dîner. Le petit-déjeuner, mangé à la hâte dans la chambre à 5h30 ce matin, est déjà bien loin.

Pendant que nous regardons des Oropendulas faire la navette entre leurs gros nids suspendus et la forêt, un trogon passe devant nous. Trop vite malheureusement pour réussir à identifier l'espèce exacte.


Vers 12h00 nous prenons le sentier pour nous rendre au stationnement au bout du chemin forestier. À un tournant qui surplombe la rivière, je réussis à capter le signal cellulaire et je peux appeler notre taxi. Nous arrivons en même temps que lui au stationnement. Parfait synchronisme! Il y a juste les oiseaux qui n'étaient pas au rendez-vous aujourd'hui. À ce propos, on avait lu une critique sur Tripadvisor dans laquelle un homme relatait son séjour de trois jours dans le parc à cet endroit. Il avait dénombré 150 espèces différentes en trois jours! Aucune comparaison possible avec notre contre-performance!

Nous allons à la chambre pour prendre une douche et nous changer. Il faut rincer les pantalons tellement ils sont boueux. Je vais ensuite porter tout notre lessive à la buanderie du coin qui malheureusement vient de fermer pour l'heure du dîner entre 13h et 14h. On se reprendra plus tard...

Hélène fait une sieste lorsque je reviens à la chambre et je décide de m'abandonner aussi à cette activité soudainement très attrayante. Je retourne porter la lessive à 14h et on me la promet pour 18h. Quel bon service! En espérant que le travail soit bien fait!


Le reste de l'après-midi se passe à lire, faire les courriels et le blogue. Question de se changer les idées, vers 16h30 nous allons prendre une petite marche au parc linéaire le long de la rivière Zamora. Il y a des averses de temps à autre comme hier après-midi mais on a notre imperméable avec nous.

Nous passons un bon moment à regarder les promeneurs dans le parc linéaire le long de la rivière puis allons chercher notre lessive. Le temps de laisser le tout à la chambre et nous partons à nouveau pour le bord de la rivière, cette fois-ci pour souper dans un restaurant chinois qui nous semble très bien. Et en effet, le repas était excellent et nous a fait changement de la bouffe traditionnelle équatorienne.

Nous revenons à la chambre vers 19h. Première chose à faire : prendre nos comprimés contre la malaria. On a commencé il y a deux jours et l'habitude ne s'est pas encore installée. On en a jusqu'à une semaine après le retour. Nous préparons ensuite les bagages et c'est le temps du triage des photos, du blogue et d'un peu de lecture, c'est à dire tant que les yeux ne fermeront pas tout seuls.


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